Les Rythmes, les Questions et les Rêves

August 20, 2016

 

Ces derniers temps, le rythme s’est invité dans ma vie : les rythmes de passage, les rythmes cardiaques, marcher en rythme, respecter les rythmes, ralentir les rythmes…. J’ai beaucoup décliné ce mot.

Etymologiquement, le rythme nous parle d’un mouvement harmonieux, de temps, de coeur.

Au pays des Géants de Pierre, en Islande, il est facile de percevoir le ralentissement du rythme. Ce ralentissement est nécessaire pour percevoir d’autres réalités, une autre manière de voir le monde. On pourrait presque basculer alors dans une sorte d’endormissement, un temps du Rêve, où ce changement de rythme permet l’émergence d’une autre Ecoute, d’une autre vision, d’un autre possible.

Le rêve en kabbale mystique de même valeur que le sel ou la guérison nous parle de Joseph. Parce qu’il reçoit un manteau multicolore de son père, Joseph s’attire les jalousies de ses frères qui le précipitent dans un puits d’où il sera extirpé pour être vendu comme esclave. Statut dont il se tirera par sa capacité à interpréter les rêves de pharaon, permettant dès lors de sauver l’Egypte toute entière.

Cet été m’a demandé de baisser le rythme à tous les niveaux, y compris celui de mon coeur qui ne parvenait pas à récupérer, et de respecter celui des autres dans leur grand voyage. Sous les rythmes d’un soleil plus que capricieux, j’ai ralenti bien malgré moi, me mettant en retrait par rapport à la vitesse de notre époque qui n’était pas la mienne. Dans une société où tout est de plus en plus régi par le virtuel, où l’on est submergé d’informations, où l’on est défini, mesuré, finalement rythmé par nos réseaux sociaux et les sons de nos portables, j’ai fini par être écoeurée. Comme le disait une amie, nous en avions un haut le coeur. Or, n’était-ce pas cela que nous avions perdu de vue : que c’est le coeur et non la tête qui donne le rythme?

Dans l’histoire de Joseph, sortir de son esclavage se fait lorsque nous pouvons avoir un futur, un sens, un nom. Et ce qui nous fait entrer dans le futur, c’est le questionnement, qui nous détache de nos conditionnements, du puits de l’esclavage, qui nous permet de nous re-mesurer, de nous présenter à nouveau, en phase avec notre être profond, qui lui, vibre à son propre rythme et se présente à nous voilé le plus souvent, sombre, lent et dur comme la pierre. Le rêve est langage de cet être. Mais pour rêver, éveillé ou non, il faut se reposer. On ne peut rêver lorsqu’on est occupé déjà à d’autres tâches. On ne peut rêver si l’on est en mouvement perpétuel, dans un rythme effréné. La terre du rêve a sa langue officielle, qui comme toutes les langues étrangères s’apprend et se pratique. On peut ensuite faire des ponts entre cette terre et notre quotidien, l’alléger, le libérer de certains poids et rêver sa vie en couleurs….

Posez-vous les bonnes questions, reposez-vous et faites de beaux rêves !

 

 

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